Franco-Israéliens: jusqu’à quand resterez-vous amis avec les journalistes de l’AFP ?

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J’ai des amis en tout genre. Les uns sont religieux les autres agnostiques. Ils vivent à Montréal (d’où je suis originaire) où à Jérusalem (où je vis aujourd’hui). Ils sont sionistes ou non – mais aucun de mes amis n’est anti-sioniste ni ne porte atteinte à l’Etat dans lequel je vis.

Et dans mes amis, j’en ai un certain nombre qui sont amis avec des « journalistes » de l’AFP en Israël.

 

 

Les plus connus des francophones sont Michaël Blum et Daphne Rousseau. Mais il y en a bien d’autres. Des « reporters », des scribouillards, des photographes.

Et quand je regarde le ou les comptes Facebook de ces journalistes, je vois que nous avons pleins d’amis en commun. Enfin, surtout pour Michaël Blum, qui se fait visiblement un plaisir de lancer régulièrement des polémiques stériles sur les réseaux sociaux, afin de faire parler de lui.

Alors pas de polémique aujourd’hui, simplement un constat:

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C’est un article du Figaro, tiré d’une dépêche AFP.

Alors je sais ce que vont dire les types de l’AFP à Jérusalem: « les titres des dépêches sont écrits à Paris » ou encore: « le titre de cet article est écrit directement par Le Figaro. »

Bon, d’accord. Mais si tu n’est pas d’accord avec ce que tes patrons et/où collègues font de ton labeur, tu peux le dire, le dénoncer, et réclamer des excuses et des corrections. Tu peux le faire une fois. Deux fois. Trois fois. Et si tu n’obtiens jamais gain de cause et que ton honnêteté intellectuelle est salie par ceux qui reprennent tes écrits, alors tu te dois de démissionner.

De ce que j’ai compris, Michaël Blum et Daphné Rousseau vivent confortablement en Israël. Ils sont heureux. Ils aiment le pays, sa culture, ses habitants. Et de ce que mes amis me disent, « Michaël Blum est sioniste. Il habite même dans une « colonie de Cisjordanie occupée illégalement par l’entité sioniste. »

Mais comment Michaël Blum peut-il garder la tête haute ? Si l’agence dans laquelle il est employé trahit le pays dans lequel il vit, ne devrait-il pas se poser des questions ? Et pire encore si la dépêche en question a été écrite de sa main (ce que je ne sais pas).

Et quand je m’en prends à l’AFP et ses journalistes sur mon profil Facebook, mes amis défendent les petites mains tout en dénonçant l’AFP – sans faire le lien entre les deux – ou en cherchant des excuses au scribouillard.

Ainsi, à tous mes amis qui sont amis avec des journalistes de l’AFP, vous pouvez croire ce que vous voulez des employés de cette agence – mais je tiens à vous donner un conseil que ma femme me fait régulièrement, même après 32 ans de mariage:  « ce ne sont pas les paroles qui comptent, mais les actes. »

Au lieu de demander à M. Blum ou à ses collègues s’ils sont « sionistes » ou s’ils aiment Israël, demandez leur de réagir publiquement et officiellement face aux dérives de l’AFP. Et s’ils ne le font pas, vous aurez vos réponses concernant les intentions réelles de ces gens-là. Et s’ils invoquent « la parnassa » – une excuse que je peux comprendre, expliquez leur que rien ne les empêche de chercher du papier à gratter ailleurs. Il existe suffisamment de médias pour pouvoir survivre dans la jungle médiatique.

Mais tant que ces journalistes de l’AFP auront des amis vraiment sionistes, tant qu’ils auront une vie sociale normale, alors pourquoi cesseraient-ils de collaborer avec cette agence ?

Bonne sortie d’Egypte à tous,

Par E. Lewis
L’auteur est Professeur en cardiologie et membre de diverses associations et organisations sionistes en Israël et en Amérique du Nord.

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