L’armée égyptienne annonce avoir trouvé des débris de l’Airbus d’EgyptAir

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L’armée égyptienne a annoncé avoir trouvé vendredi des débris et des effets personnels des passagers du vol Paris-Le Caire d’EgyptAir qui s’est abîmé la veille en mer Méditerranée avec 66 personnes à bord.

« Des avions et des navires de l’armée ont trouvé des effets personnels des passagers et des débris de l’appareil à 290 km au nord d’Alexandrie », précise l’armée dans un communiqué.

Les opérations de recherches de l’Airbus A320 d’EgyptAir reliant Paris au Caire qui s’est abîmé jeudi au large d’une île grecque avec à bord 66 personnes se poursuivaient, alors que les autorités égyptiennes ont évoqué un possible acte terroriste.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a demandé à « tous les appareils de l’Etat concernés, y compris le ministère de l’Aviation civile (…) la marine et l’armée de l’air d’intensifier les opérations de recherches » pour « retrouver les débris de l’avion ».

Le président du Comité grec de sécurité aérienne Athanassios Binos a affirmé à l’AFP que les débris retrouvés jusque-là dans la zone proche du point de chute présumé du vol d’Egyptair « ne proviennent pas d’un avion ».

La France assurera la sécurité pendant l’Euro

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a voulu rassurer jeudi sur la sécurité pendant l’Euro-2016 de football en juin, que la France assurera avec « toutes ses forces », après le crash encore inexpliqué d’un avion d’Egyptair reliant Paris au Caire.

« Nous sommes engagés avec toutes nos forces (…) pour assurer la sécurité de tous ceux qui vivent et qui viennent en France et qui viendront notamment en France à l’occasion de l’Euro-2016″, a déclaré M. Ayrault à Bruxelles, tout en appelant à « éviter toute spéculation » sur les causes du crash après que les autorités égyptiennes ont évoqué un possible acte terroriste.

« Une possible attaque terroriste »

Le ministre égyptien de l’Aviation civile a estimé que l’hypothèse d’une « attaque terroriste » était « plus probable » que celle d’une défaillance technique pour expliquer le crash de l’avion avec 66 personnes à bord.

« La situation peut, et je dis bien +peut+ car je ne veux pas spéculer (…), laisser penser que la probabilité, la possibilité, d’une action à bord, d’une attaque terroriste, est plus élevée que celle d’une défaillance technique », a souligné le ministre Chérif Fathy lors d’une conférence de presse. « Mais je ne veux pas tirer de conclusions hâtives », a-t-il précisé à l’AFP.

Des débris retrouvés

Des débris qui pourraient être ceux de l’avion d’Egyptair ont été découverts au large de l’île grecque de Crète par un avion égyptien, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée grecque, Vassilis Beletsiotis.

« Des objets ont été localisés dans le sud-est de la Crète par un C-130 egyptien, dans une zone qui du point de vue aérien dépend de l’Egypte. Des bateaux seront envoyés sur place » pour vérifier de quoi il s’agit, a indiqué M. Beletsiotis. La télévision publique grecque ERT1 a indiqué de son côté que « des débris ont été découverts à 230 milles marin de la Crète ».

Minute de silence

Les sénateurs ont observé jeudi une minute de silence à la mémoire des 66 personnes à bord de l’avion.

« Toute la lumière doit être faite sur les causes de ce drame », a déclaré auparavant Jean-Pierre Caffet (PS), qui préside la séance.

L’appareil d’Egyptair a « effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en tombant de 37.000 à 15.000 pieds » avant de disparaître des radars, a indiqué le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos.

« L’image que nous avons est qu’à 00H37 GMT, l’avion, qui se trouvait à peu près de 10-15 miles dans l’espace aérien égyptien a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en chutant de 37.000 à 15.000 pieds où son image a été perdue, environ à 10.000 pieds d’altitude », a déclaré M. Kammenos dans une conférence de presse, précisant s’être entretenu avec son homologue égyptien.

Aucun message de détresse

Aucun message de détresse n’a été émis selon l’armée égyptienne et une source de l’aviation civile grecque, ce qui laisse supposer qu’un incident brutal et soudain est survenu.

L’appareil s’est écrasé au large de l’île grecque de Karpathos, entre Rhodes et la Crète, « alors qu’il se trouvait dans l’espace aérien égyptien », a indiqué à l’AFP une source de l’aviation civile grecque. Il a disparu des radars grecs « vers 00H29 GMT (03H29 locales) », a-t-elle ajouté.

« Pour l’heure, nous ne savons pas pourquoi l’avion a disparu », a déclaré un porte-parole d’EgyptAir en milieu de matinée. « Aucune hypothèse ne peut être écartée sur les causes de cette disparition », a de son côté indiqué le Premier ministre français Manuel Valls.

Un petit garçon et deux bébés se trouvaient à bord ainsi que sept membres d’équipage et trois officiers de sécurité, selon la compagnie nationale égyptienne. 30 Egyptiens, 15 Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien se trouvaient aussi à bord.

L’Airbus avait décollé de l’aéroport français de Roissy-Charles de Gaulle près de Paris à 22H45 et devait atterrir au Caire à 03H05 (01H05 GMT). Il volait à 37.000 pieds d’altitude (11.277 mètres) lorsqu’il est sorti des radars, a indiqué Egyptair.

L’Egypte et la Grèce ont dépêché en mer Méditerranée des avions et des navires pour tenter de trouver l’appareil, selon l’armée égyptienne.

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